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« On n’est pas des bamboulas, on est tous Théo »: message du réalisateur de Jain aux victoires de la musique

La 32e cérémonie des victoires de la musique s’est déroulée vendredi soir au Zénith de Paris.

Jain et les organisateurs de Greg et Lio ont remporté la première récompense  du meilleur clip de l’année 2017 pour la chanson « Makeba « . Une vidéo qui a emporté aux dépens de Coward de Yaël Naim et The Missing de Cassius, et succède au palmarès au fameux Christine de Christine and the Queens.

Jain est auteure-interpréte originaire de Toulouse, elle  vient de fêter ses 25 ans, chante en anglais une électro-pop aux rythmes africains hérités de son enfance passée, a voyager au Congo.

Une cérémonie sous le signe de la fraternité, mais qui a pris un tour politique lorsque le réalisateur de Jain Olivier Bassuet profite pour exprimer son soutien à Theo, le jeune brutalement interpellé et agressé par un policier à Aulnay-Sous-Bois la semaine dernière.  » On n’est pas des bambou l’as,  on est tous des Théories,  on croit à la justice » a-t-il lancé à l’auditoire.

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Koffi Olomide est au dessus de la loi: il respire l’impunité

Screenshot_2016-07-26-03-39-53-1Il a suffit juste d’une vidéo sur la toile pour que l’image du grand artiste congolais, Koffi Olomide soit dégradée. L’incident s’est passé à l’aéroport de Nairobi au Kenya, dans cette vidéo très explicite, on voit, celui qui a à son actif sept disques d’or dont un avec son groupe, se livre à une technique du style Shaolin pour agresser physiquement l’une de ses danseuses.

Antoine Christophe Agbepa de son vrai nom, l’homme à plusieurs surnoms: Quadra kora,  Mopao, …est un chanteur, auteur-compositeur-interprète et également producteur. Il est reconnu comme étant un de plus grands musiciens de la scène africaine, et appelle ses fans « les Koffiphiles » (pour les garcons) et « les Koffiettes » ( pour les filles).

L’artiste Koffi Olomide, coupable de violence à l’égard des femmes?

En dépit de raisons évoquées par l’artiste pour sa défense,  aucune d’elles ne justifie son acte de violence à l’égard de cette jeune femme  dont on ignore l’âgé mais qui semble être à fleur de l’âge.

En 2012, le 13 février, le 13 ème apôtre , du nom de son récent album, perçu comme une abomination et une provocation aux yeux de chrétiens, est mis en examen par la juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Nanterre (France), Sylvie Daunis, pour viol, séquestration de trois ex-danseuses de son groupe. Peu de temps après sa mise en examen, sans attendre la décision du magistrat sur sa mise en détention,  le grand Mopao, force de Frappe, vieux Ebola…s’enfuit et décide de retourner à la capitale congolaise alors qu’il s’était présenté de son plein gré au tribunal.

Ce spectacle gratuit avec un assaisonnement de violence à l’égard de sa danseuse, vient confirmer le caractère autoritaire, masochiste, violent de l’artiste de 60 ans, â  la personne du sexe faible. Plusieurs témoignages appuient les agressions physiques à repetion que subissent ses danseuses. Incapables de dénonciation et de porter plainte, dans un pays où la situation socio-économique reste dégradante, les danseuses ne peuvent rien entreprendre au niveau judiciaire, au risque des représailles. Si les danseuses continuent de subir des violences physiques, ce n’est pas parce que la loi n’est pas en mesure de les protéger mais parce qu’il n’y a aucune legiferation en leur faveuret en la matière.

Nul n’ignore que la République Démocratique du Congo, est la » capitale du viol, aucune valeur n’est accordée aux femmes, elles sont chosifiées’ violées, dénigrées, reléguées au dernier rang. A constater les tenues de scène des danseuses de Koffi olomide, il y a lieu de se poser la question sur la dignité et le respect de la femme.

48 heures après acte de violence envers cette jeune femme, suivi de son expulsion du Kenya, après ses déclarations mensongères sur les réseaux sociaux, niant en bloc son acte, l’auteur de « Ekoti teuu », passe sur RTNC  ( Radio Télévision Nationale Congolaise) pour présenter ses excuses à toutes les femmes. Le chanteur se considère au dessus de la loi, il a l’habitude de respirer l’impunité.

Malgré son « mea culpa », que stipule la loi sur la violence à l’égard de la femme ?

– La violence à l’égard de la femme, peut causer chez la femme  un préjudice ou des souffrances physiques. Psychologiques ou sexuelles. L’État Congolais doit condamner l’auteur de l’acte ( Koffi Olomide) , après une enquête établie sur base des témoins et des images ( vidéos).  En aucun moment, on ne doit évoquer des considérations de coutume, de tradition, de hiérarchie, de subordination .. pour ne pas se soustraire à la justice.

– Il s’est avéré qu’il y a eu violence physique avec coups ( prise de Kung-fu), une amende devrait-être réclamée au compositeur de la chanson « force de frappe ».

En vue de cet acte commis par l’artiste Koffi Olomide, la législation nationale pénale civile, du travail ou administrative, doit prévoir des sanctions voulues pour punir et réparer les torts causés à la danseuse.

L’artiste Koffi Olomide doit faire objet d’une surveillance par des agents de services de répression, il doit recevoir une formation propre pour une sensibilisation aux besoins des femmes. Il doit-être suivi par un psychologue, avec proposition des séances dans le but de travailler sur son comportement psychologique.

L’artiste surnommé « la loi » ( Koffi Olomide), doit être condamné à une peine d’intérêt général,  il doit être envoyé travailler dans une association ou être envoyé aux côtés du Docteur Mukenge pour l’épauler dans ses tâches.

L’artiste Koffi Olomide,  est considéré par certaines personnes comme une star, et d’autres veulent lui ressembler, l’impunité de son acte violent, pourrait entraîner auprès de ses collègues musiciens un sentiment de suprématie à l’égard de leurs danseuses.

Ces sanctions ne peuvent être mises en oeuvre que dans des pays démocratiquement démocratiques.

DMC

B.I.B.M