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Monthly Archives: novembre 2016

Le père de la Révolution cubaine, Fidel Castro est mort

Le pere de la Révolution cubaine, Fidel Castro est décédé ce vendredi 25 novembre à la Havane, a l’âgé de 90 ans, a annoncé son petit frère ,  Raul, qui lui a succèdé au pouvoir en 2006. Il avait renversé le régime du général Batista en 1959 aux côtés du Che Guevara.

Fidel Castro était en mauvaise santé depuis plusieurs années, ses apparitions étaient devenues rarissimes. A 90 ans, Fidel Castro affirmait même avoir retrouvé une seconde jeunesse grâce à ses fils spirituels: le Venezuélien Chavez et le Bolivien Morales.

En Floride,  aux États-Unis où la communauté cubaine est très importante, la mort de Fidel Castro a été accueillie par des klaxons, des cris et de nombreux signes de joie, rapporte un journaliste de NBC.

« Conformément à la volonté exprimée par Fidel Castro, sa dépouille sera incinérée dans les premières heures  » de la journée de samedi, précise Raul Castro, l’actuel président cubain.

Fidel Castro, était l’homme qui avait tenu son île de main de fer et défié la superpuissance américaine pendant un demi siècle avant de céder son pouvoir à son frère .

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Neymar dans la tourmente

C’est l’un des transferts le spectaculaire de ces dernières années  , mais aussi le douteux. L’un des meilleurs attaquants au monde est accusé de corruption suite à son transfert à Barcelone en 2013. Le parquet espagnol réclame deux ans de prison et une amende de 10 millions d’euros.

Près de trois ans après son arrivée à Barcelone, le feuilleton de son transfert n’en finit pas de poursuivre le Brésilien. Le parquet a en effet requis « deux ans de prison, une inhabilitation de trois ans pour l’exercice d’une profession industrielle ou commerciale et une amende de dix millions », à son encontre selon les réquisitions consultées par une correspondante de l’AFP. Tout part d’un mensonge: dans un premier temps, le Barça avait officiellement chiffré le transfert du joueur depuis le club brésilien de Santos à 57,1 millions d’euros: 40 millions pour la famille de Neymar, 17,1 pour Santos. Mais selon la justice espagnole, il a en réalité coûté au moins 83,3 millions.

Une partie de la somme aurait servi à réserver Neymar, pour qu’il n’examine pas d’offres concurrentes, d’où la « corruption » entre particuliers. Par ailleurs, il y aurait escroquerie en raison de la dissimulation du montant réel du transfert. La justice espagnole enquête après une plainte de la société brésilienne DIS, détentrice d’une partie des droits du footballeur, qui s’estime lésée. DIS, qui avait reçu 6,8 millions d’euros sur les 17,1 versés au FC Santos pour le transfert, estime que Neymar et le FC Barcelone se sont organisés pour lui cacher le montant réel et ainsi lui reverser moins d’argent.

Source : AFP

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Paul Kagame comme modèle de leadership pour une catégorie de Congolais au motif qu’il construit le Rwanda. Par Mufoncol TSHIYOYO

À haute voix, je suis en train de me demander d’où vient l’idée chez certains Congolais qui affirment, comme réponse à ceux qui les poussent au dos du mur en interrogent leur « silence » face au mercenaire et au type de mercenariat de Paul Kagamé du Rwanda au Congo-Kinshasa, que Kagamé, serait en train de construire le Rwanda. Et de facto, ce dernier devenait le miroir par excellence et à travers lequel ce type d’hommes congolais s’évalueraient et carrément un modèle de leadership à suivre pour eux ?

Dans ce texte, il sera plus question de « Je ». Car non seulement il s’agit du fond de ma pensée sur le sujet précis, mais surtout une façon, pour moi, de m’engager, d’engager ma responsabilité et de défendre mon discours au lieu de toujours se cacher ou de voiler sa peur, comme c’est aujourd’hui le cas au Congo, derrière certains canons universitaires qui recommandent souvent, ce au nom d’une certaine objectivité (sic !), de se distancer par rapport à l’objet à l’étude. Pour moi, en politique, et dans la situation actuelle, le temps est venu pour que le peuple apprécie qui dit quoi, qui assume quoi et où chacun voudrait le conduire. Non, je refuse d’être cet homme qui s’habituerait à tout, celui que dénonçait Dostoïevski dans son roman « L’Idiot » quand il écrivait, et je cite : « Ils ont pleuré un peu, mais ils ont fini par s’y habituer. L’homme s’habitue à tour, le lâche ».

Et ceci dit et fait, je reviens sur la question du leadership de Kagamé dans la région des Grands Lacs et particulièrement de sa séduction auprès de ceux qui s’habituent à tout. J’aurais aimé savoir ce qu’ils disent en réalité quand ils déclarent que « Kagamé construit le Rwanda ». Parlent-ils de construction d’immeubles ? Mais les États-Unis ont de grands immeubles, mais ce n’est pas pour autant que ce type de construction évite à ce pays « les formes sournoises de tyrannies voilées que certains subissent en fermant les yeux ». Alors de quoi ils parlent ces Congolais ? D’images qui commercialisent et vendent une certaine vue de propreté de la ville de Kigali ? Ou bien, ils expriment par là leur ignorance du fait que ces mirages sont destinés à la consommation d’un public large afin d’inhiber l’exercice de la pensée, son recours au bon sens pour poser des questions réelles qui touchent au vécu quotidien de l’homme rwandais qui vit régulièrement dans la peur de l’inconnu. Est-ce que le fait de voir certains bâtiments se construire à Kigali suffit pour certifier la construction du Rwanda ?

En outre, je ne sais pas si on pourrait parler de construction du Rwanda sans préalablement accepter et intérioriser la domination, l’exploitation et l’humiliation du Congo-Kinshasa qui est contrôlé et voire dirigé par une élite qui s’autoproclame elle-même de souche « Tutsi » -congolaise et ce avant et au lieu d’être congolais tout court. La contrepartie de cette fausse image vendue se résume en la souffrance, la misère, bref en la chosification de l’homme congolais.

Sans le viol de nos mamans à l’est du Congo, de nos filles, voire la sodomisation à laquelle personne ne fait allusion de nos hommes par la soldatesque au service du mercenariat de Paul Kagamé, et sans l’utilisation éhontée de la main -d’œuvre congolaise, de nos jeunes et enfants dans des mines du coltan, ce que certains qualifient de construction reste une utopie. Quel bel exercice de pensée chez des Congolais victimes du syndrome de Stockholm dans son paroxysme. Et comment le faire comprendre à nos enfants, aux mamans violées et à notre jeunesse que leur misère assure la construction du Rwanda ? Qu’est-ce que le Congo et son peuple gagnent, mais quel profit tirent-ils contre le leadership écrasant et conquérant de Paul Kagamé, imposé par l’exceptionnalisme anglo-saxon dans la région des Grands- Lacs ?

La stratégie de l’adversaire consiste à nous faire parler de Paul Kagamé et du Rwanda quand nous devons discuter de la Grande Bretagne, des USA et du reste de l’ » alliance unipolaire » qui ont institutionnalisé une ethnie du Rwanda au Congo-Kinshasa pour cacher un pacte qui éviterait à l’occident de justifier le coût à la fois financier et humain de l’envoi de militaires occidentaux au Congo-Kinshasa en vue de sa recolonisation.

Des Congolais sont réduits à parler de « Joseph Kabila » quand ils devraient se concentrer sur Paul Kagamé, le mercenaire et bras armé de l’élite anglo-saxonne au Congo-Kinshasa. Des Congolais se laissent distraire par des gouvernements qui n’en sont pas un dans un pays qui existe à peine et dont l’État est rendu faillite par la démultiplication de source d’autorité. L’adversaire complique la nature de on adversité quand il impose « Joseph Kabila » comme parrain et mentor d’une partie de l’élite auto-proclamée du Congo-Kinshasa. La tâche du peuple congolais devient énorme face à une chaine d’endoctrinement dont les fils se tiennent. Elle devrait faire l’objet d’une étude minutieuse de la part d’une partie du public congolais.

Face à l’Occident anglo-saxon, Il peut alors paraitre impossible de convaincre un grand nombre. Et comment attendre le convaincre quand la plupart sont en conflit avec eux-mêmes. Ils réfléchissent et opèrent à partir d’un imaginaire violé, qui est habité, empoisonné et malade. « Exister, [écrit Dominique Venner dans son essai « un Samouraï d’Occident, le Bréviaire des insoumis, je cite], c’est combattre ce qui me nie. Être un insoumis ne consiste pas à collectionner des livres impies, à rêver de complots fantasmagoriques ou de maquis […]. Cela signifie être à soi-même sa propre norme par fidélité à une norme supérieure. S’en tenir à soi devant le néant. Veiller à ne jamais guérir de sa jeunesse. Préférer se mettre le monde à dos que se mettre à plat ventre. Dans les revers, ne jamais se poser la question de l’inutilité de la lutte. On agit parce qu’il serait indigne de baisser les bras, et mieux vaut périr en combattant que de se rendre », (Venner, 2013 : 28).

Oui, en votant pour Trump aux USA contre le banditisme de Clinton, des pauvres aux USA, ont selon le journaliste Glenn Greenwald dans son article “Democrats, Trump, and the Ongoing, Dangerous Refusal to Learn the Lesson of Brexit” (sur le site The Intercept), démontré que : « human beings are not going to follow and obey the exact people they most blame for their suffering. They’re going to do exactly the opposite: purposely defy them and try to impose punishment in retaliation”. [Des humains ne vont pas suivre et obéir des gens qui sont responsables de leur souffrance. Ils feront justement le contraire : les défier délibérément et essayer de leur imposer une punition en représailles.]

Quel acte ou quel défi se lancer, assumer pour le Congo-Kinshasa dont les hommes et l’Histoire retiendront les conséquences ?

Article de presse de Mufoncol Tshiyoyo

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Samy BADIBANGA nommé premier ministre selon l’accord politique du 7 octobre

Quelques heures après son discours devant le Congrès sur l’état da la Nation , le président Joseph Kabila a nommé jeudi Samy Badibanga premier ministre suite à là signature de l’accord politique signé le 17 octobre 2016.

Samy Badibanga est un homme politique congolais né à Kinshasa en RDC, il est député  national depuis 2011 à l’Assemblée du Parlement de la République Démocratique du Congo,  il siège à la Commission des ressources naturelles.

Il est actuellement président du groupe parlementaire  UDPS et Alliés (opposition) à l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo,  il est membre fondateur de l’IPDD (Initiative Panafricaine pour la Défense de la Démocratie).

Samy Badibanga est membre d’honneur depuis 1994 de l’UDPS et en est élu député en 2011. Il rencontre les politiciens Etienne Tshisekedi  et Frederick Kibasa dans sa jeunesse à Kinshasa, ce qui façonne son orientation politique démocrate et socialiste ainsi que sa volonté de rejet de la lutte armée et de la primauté de l’état de droit.

De 2009 à 2001, il est le conseiller spécial d’Étienne Tshisekedi. À ce titre, il est chargé de la stratégie diplomatique de ce dernier, ce qui comprend communication, image, organisation et direction de sa campagne pour les présidentielles de 2011. Des élections présidentielles très critiquées et dont les résultats ont été largement mis en doute par l’UDPS, accusant l’opposition de fraudes, d’arrestations arbitraires, de manipulations et même de violences répressives. Après la proclamation des résultats, Etienne Tshisekedi a été assigné à résidenceRetranché depuis, ce dernier s’est depuis lors auto-proclamé Président élu de la RDC.

Alors que de nombreux candidats de l’UDPS  avaient été élu députés nationaux aux élections législatives concomitantes, le Président Tshisekedi avait annoncé l’annulation de ces dernières. Malgré les instructions du leader de l’UDPS42 élus du parti, dont Samy Badibanga, sont allés siéger au Parlement, considérant leur élection comme crédible et souhaitant respecter le peuple congolais qui les avait élus pour les représenter. Conscients de la polémique suscitée au sein même de leur parti, les 42 élus continuent aujourd’hui encore de former et d’animer l’opposition parlementaire au régime de Joseph Kabila. Notons paradoxalement que que Samy Badibanga reçoit toujours le soutien dans son action d’opposition parlementaire de Félix Tshisekedi, fils d’Étienne Tshisékedi.

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L ‘élite congolaise et le  » génocide  » de son peuple. Ecrit par Mufoncol Tshiyoyo

Ce n’est pas le fait d’en parler qui changerait quoi que ce soit à la situation de ces morts qui sont en effet déjà morts. Diront certains. Pour eux, rien ne pourrait les ramener à l’existence si c’est cela qui pourrait constituer une excuse qui les dispensent de rendre hommage à nos morts. Le fait même de sa taire alors que nous avons perdu des parents, qui sont nos frères nos sœurs, nos enfants, des proches, lointains ou pas, et peu importe, provoque quelques inquiétudes quand, du génocide congolais, ce sont les autres, ce au nom des droits de l’homme, qui écrivent sur nos morts, qui parlent de nos pertes, qui conscientisent et donnent des chiffres sur des crimes ou un crime qui touche d’abord l’homme congolais.

En lieu et place, certains d’entre nous, bien sûr qu’ils sont libres, se plaisent dans les débats sur la constitution, sur les élections », d’autres entonnent la gloire au nom de leur gourou, Mais quand il s’agit de leurs morts, ceux qui touchent leur famille directe, des communiqués de faire-part s’affichent partout en guise de deuil et pour pleurer ou sensibiliser la mort d’un seul individu alors que depuis 1996, plus de 8 000 000 de congolais sont morts.

Que faisons -nous ? On écrit des livres, alors que ceux qui organisent ce génocide agissent en tuant et en donnant la mort aux nôtres. On tient des conférences, oui mais…on est sur YouTube, oui mais …faut-il se cacher pour parler du génocide congolais alors que le génocide au Rwanda est mis en exergue même si des questions importantes se posent sur la nature de ce qui est appelé génocide au Rwanda. Pourquoi les bien-pensants congolais se gênent d’en parler ? Pourquoi cette question de génocide de notre peuple est parent- pauvre ? Pourquoi ce serait un sujet tabou ?

Je ne comprends pas le peuple congolais…. Qui sommes-nous ?

Je cite quelqu’un qui m’invite à sa conférence : « Si nous ignorons complètement que nous sommes un peuple, personne ne nous reconnaîtra et l’histoire nous rattrapera car nous sommes un peuple ». Et il n’a pas le tort de nous le rappeler.

Nous autres avons choisi notre camp : le Congo-Kinshasa.

Ecrit par Mufoncol Tshiyoyo

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Le premier ministre RDCongolais, Matata PONYO démissionne dans le cadre d’un accord politique

Le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo, a annoncé, lundi 14 novembre, avoir démissionné pour permettre la nomination d’un chef de gouvernement issu de l’opposition en application d’un récent accord sue le report des élections 2018 de la prochaine présidentielle en République Démocratique du Congo.

« J’ai déposé ma démission du Premier ministre ainsi que des membres de mon gouvernement […] pour répondre à l’esprit et à la lettre de l’accord » passé avec une frange minoritaire de l’opposition, à déclare Augustin Matata, à la sortie d’une audience auprès du président Joseph Kabila

Cet accord conclu le 17 octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition prévoit la constitution rapide d’un nouveau gouvernement, dont le poste de Premier ministre devrait revenir à une « personnalité de l’opposition », selon Edem Kodjo, facilitateur des négociations. Vital Kamerhe, ancien directeur de campagne de Joseph Kabila lors de la présidentielle de 2006 et chassé de la majorité en 2008, fait figure de favori.

Selon RFI, l’ancien vice-président de la République Azarias Ruberwa est lui aussi pressenti pour ce poste de transition qui, selon les termes de l’accord, devra aller jusqu’à fin avril 2018.

Le parti d’opposition historique, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Étienne Tshisekedi, a toutefois rejeté les termes de l’accord. Réunie dans un « Rassemblement » constitué en juin, la majeure partie de l’opposition avait en effet refusé de participer au « dialogue national », y voyant une manœuvre du pouvoir pour une présidence à vie de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001.

Avec AFP

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L’ancien international ivoirien Lauent POKOU est décédé

Double meilleur buteur de la CAN et vedette du Stade rennais des années 1974-77 et 78-79, l’avant-centre des Eléphants est décédé ce dimanche à Abidjan.

Le football africain est en deuil : l’un de ses enfants les plus espiègles, l’Ivoirien Laurent Pokou, vient de nous quitter ce dimanche à l’âge de soixante-neuf ans. L’ancien grand attaquant du Stade rennais des années 1970 était hospitalisé depuis quelque temps à Abidjan. Une très grosse perte pour le football ivoirien, autant qu’africain, dont il incarnait une certaine idée, grâce à un style fait de puissance, de vitesse et d’efficacité.
Révélé à l’ASEC d’Abidjan au milieu des années 1960 après avoir été révélé à l’USFRAN de Bouaké, l’enfant de Treichville a intégré l’équipe nationale de Côte d’Ivoire sous la houlette du sélectionneur français Paul Gévaudan à l’âge de dix-neuf ans. En 1968 puis 1970, il termine la Coupe d’Afrique des nations en qualité de meilleur buteur (6 puis 8 réalisations) et décroche la 3e place du tournoi continental. Ce total cumulé (14 buts) fera de lui le meilleur buteur de l’histoire jusqu’en 2008, année qui verra Samuel Eto’o le dépasser.
Laurent Pokou, tout sourire, en mars 1984. (Montgermont/L’Equipe)
Véritable vedette dans son pays et sur le continent africain, à l’image de son contemporain malien Salif Keita, il s’expatrie fin 1973 en Bretagne où il ne tarde pas à devenir une idole du côté du Stade rennais. Après un crochet par l’AS Nancy, il termine sa carrière européenne à Rennes de façon abrupte. Condamné à deux ans, sanction ramenée à six mois fermes de suspension, pour une agression sur un arbitre, il rentre au pays, à l’ASEC, qui a racheté son contrat. Il met fin à sa carrière en sélection à l’issue de la CAN 1980 au Nigeria, à trente-trois ans. Il terminera sa carrière au Rio d’Anyama, en D1 ivoirienne, trois ans plus tard, avant de se reconvertir comme technicien. Il fera une brève carrière sur le banc, et termine adjoint du belge Philippe Garot en 1989 à l’ASEC.
Source:France Football
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Paul Manaport: directeur de campagne de Trump, a conseillé Mobutu, Siad Barre… Par Mufoncol Tshiyoyo

Qui est Paul Manafort ?

Paul Manafort, directeur de campagne de Trump, a conseillé Mobutu au Zaïre, Siad Barre en Somalie, […] Savimbi en Angola.

Nous sommes les seuls peuples au monde, je veux dire notre peuple et nos élites, instruites ou formées sur le tas, qui n’ont pas encore saisi que ce monde est impitoyable et que rien ne nous sera donné sur un plateau d’argent.

Dans un article signé Amaury Hauchard, qui a été diffusé sur le site du journal LE MONDE Le 10.08.2016 à 18h07 et mis à jour le 11.08.2016 à 18h30, son auteur écrivait déjà ce suit au sujet de Paul Manafort :

« […] Aux Etats-Unis, Paul Manafort s’est illustré auprès des présidents Gerald Ford (1974-1977), Ronald Reagan (1981-1989) et George H. W. Bush (1989-1993) lors de leur accession à la Maison Blanche. Plus de trente ans après, il réapparaît dans la vie politique américaine, aux côtés cette fois-ci du candidat républicain Donald Trump
[…] La même année, en 1989, le président du Zaïre, Mobutu Sese Keko, entend parler des relations de Paul Manafort et de sa firme. Il signe en juillet un contrat avec BMS & K, également pour 1 million de dollars annuels. A l’occasion d’une visite aux Etats-Unis, le président zaïrois balaie dans le New York Times les accusations d’atteintes aux droits de l’homme, se réfugiant derrière ses relations au Capitole : « Je suis ici pour voir 200 membres du Congrès – j’ai un bon dossier ».

Mobutu, dictateur en son pays, peut se permettre de pavaner en toute impunité à Washington, toque léopard sur la tête et son éternelle canne en main : les relations qu’entretient Paul Manafort et sa firme avec l’intelligentsia de Washington lui assurent de confortables revenus. Lorsqu’une quarantaine de députés démocrates s’offusquent du montant que les Etats-Unis allouent au Zaïre (3 millions de dollars d’aide militaire et 60 millions d’aide économique en 1990), le président zaïrois crie à l’ingérence, et balaie une seconde fois toute critique.

« C’est comme ça que les choses marchaient, et rien de tout ça n’était caché », continue Peggy McCormack. En 1989, George Bush est élu, et son premier invité à la Maison Blanche est Mobutu Sese Keko. Bush salue « l’un des plus vieux alliés des Etats-Unis », « l’un des hommes d’état africains les plus expérimentés », et déclare à la presse que « les Etats-Unis continueront d’aider l’effort » zaïrois.

Facilitateur pour l’UNITA angolaise

Pour les Etats-Unis, le Zaïre est un moyen de soutenir la rébellion angolaise voisine, en y faisant transiter des armes. Depuis 1975, une guerre civile oppose le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), le parti au pouvoir, à l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), le groupe rebelle de Jonas Savimbi. Encore une fois, c’est le cabinet Black, Manafort, Kelly & Stone qui devient porte-voix de Jonas Savimbi à Washington.

Le rapport « The Torturers’Lobby : How Human Rights-Abusing Nations Are Represented in Washington », publié en 1993 par le Center for Public Integrity, conglomérat de journalistes américains d’investigation, détaille le contrat signé en 1985 entre l’UNITA de Jonas Savimbi et la firme de Paul Manafort. Pour 600 000 dollars annuels, BMS & K s’engage à « participer au développement d’une stratégie pour attirer l’aide étrangère, travailler à l’augmentation de la couverture médiatique favorable à UNITA et dérivés dans les médias des Etats-Unis, et empêcher toute mauvaise presse dans le domaine du possible ».

« Manafort était un facilitateur pour l’UNITA, il était le moyen pour Jonas Savimbi de venir à Washington et rencontrer les acteurs clés de l’administration américaine de l’époque, explique, au téléphone depuis San Fransisco, George Wright, historien et spécialiste de l’Angola. C’est grâce à l’influence de gens comme Manafort que Ronald Reagan a appelé les rebelles de l’UNITA les « freedom fighters », les combattants de la liberté
[…] »

Amaury Hauchard ,  » En Afrique, les liaisons dangereuses de Paul Manafort, directeur de campagne de Trump », LE MONDE Le 10.08.2016 à 18h07,

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États-Unis: manifestations anti-Trump à travers le pays

Le milliardaire, magnat de l’immobilier, ancienne star de télé-réalité  Donald Trump a remporté l’élection présidentielle américaine, un séisme politique qui plonge les Etats-Unis et le monde dans une incertitude vertigineuse, certaines manifestations s’organisent déjà à traverepousser le pays.

Au lendemain de l’élection de Donald Trump, des manifestations anti-Trump sont organisées à travers les Etats-Unis . A New-York ,  sur Union Square ou encore en Californie à Berkeley, des lycéens et étudiants  se sont organisés et rassemblés sur le campus de l’université pour protester contre la victoire de Donald Trump, l’élu Républicain. Répondant à l’organisation de sans – papiers ou de manière spontanée ,  quelques milliers de jeunes ont crié leur colère sur le campus.

Sources: AFP

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Le cynisme de l’occident anglo-saxon et son respect vis-à-vis de ceux qui lui tiennent la tête : écrit par Mufoncol Tshiyoyo

Par Mufoncol TSHIYOYO

Avec une tête bien couverte en Hijab, on pourrait dire en signe de respect à la culture et tradition arabe (de manière génère), et pourtant il s’agit de la même culture que l’Occident ne cesse de pourfendre chaque jour qui passe, voici la responsable de la diplomatie de l’Union européenne, Madame Federica Mogherini en visite chez le président iranien, Hassan Rohani, ce 29 octobre 2016 à Téhéran. Et au menu de son déplacement, la reconstruction de la Syrie par l’Occident qui l’a en effet détruite. Oui, et à propos, les thuriféraires de l’Occident répèteront leur rengaine habituelle : « cela a toujours été ainsi ». Heureusement que nous ne sommes pas faits de cette étoffe et cette musique ne nous est pas étrangère.
Cependant, pour nous autres, nous avons vu l’Occident faire la queue. Et où ? Bien sûr en Iran ? Mais qui ou quoi était encore l’Iran jusque-là…, si nous devrions tous nous référer au matraquage de la propagande anglo-saxonne ? Un pays moins fréquentable et où habiteraient les Ayatollah… Oui, c’est vrai mais l’Iran, la Syrie, les Ayatollah, le fils d’Assad ont résisté et ont vaincu comme Hô Chî Minh hier au Vietnam.
Chers Congolaises et Congolais, vous avez là, sous vos regards, « hébétés » pour certains, la leçon que vous enseignent l’histoire, la Syrie, l’Iran, le Liban, qui vient à peine d’élire un président pro- iranien, le Hezbollah et la Russie de Poutine. Quand nous savons que chez vous, ceux qui prétendent être votre leadership prônent et vous exhortent à la soumission, à l’esclavage. Basta…« Descendez encore et toujours vos culottes pour que vos derrières soient visibles », ils ne cessent de vous le répéter ceux qui vous fatiguent de constitution, de mandat, de gouvernement , de parlement, de sénat, de poste de premier ministre, d’élections alors que dans votre for intérieur vous revendiquez votre droit à l’existence et au respect comme peuple.

Hô Chi Minh a écrit une fois : «Le prix de l’homme baisse quand il n’a plus l’usage de sa liberté. »

Il s’agit de votre terre, de la terre de nos aïeux. Eza likambo ya mabele…Nous vous disons : « Il faut inventer la lutte », vous qui attendez que les autres la fassent à votre place…

Mufoncol Tshiyoyo