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20 janvier 2017 aux USA et l’acte III de la comédie congolaise: par le professeur Mufoncol Tshiyoyo

Ils avaient tous en tête, et au Congo-Kinshasa et au Rwanda, la date du 20 janvier 2017. Et aujourd’hui, nous sommes le 20 janvier 2017. Il est 16h53 heure à laquelle je finis l’écriture de ces quelques mots. La journée touche presqu’à sa fin.

Pour le clan Kagamé-Museveni, ce pour ne pas parler de leurs sujets perchés à Kinshasa, rien ne devrait changer au Congo-Kinshasa avant et après cette date. Et à l’heure qu’il est, des langues pourront dire qu’ils ont survécu à cette date. Les Démocrates, leurs amis-intérêts, s’en vont sans qu’aucun changement majeur ne s’opérât en rapport avec leur rôle dans les Grands Lacs, la mission de laquais au service du maître, qu’ils ont su négocier et obtenu de l’élite anglo-saxonne. Au-delà des Grands Lacs, c’est la gestion du Congo-Kinshasa qui demeure toujours en jeu et d’actualité pour ces deux pays mercenaires.

Tandis que pour l’Église Catholique romaine -congolaise, la CENCO, qui s’invitait au jeu, il fallait que les Républicains, en succédant aujourd’hui aux Démocrates, mais sans que rien de concret ne changeât dans la lecture et politique étrangère américaines au Congo, trouvassent une situation de fait sur le terrain : un gouvernement de son obédience et sous son contrôle. C’était avec l’espoir, qui ne rêve rien n’a rien, de pouvoir forcer les mains aux Républicains et de les amener à poser un choix entre d’un côté les mercenaires africains et étrangers au Congo et de l’autre, la carte de l’Eglise catholique. À mon avis, ce qui d’ailleurs aurait été louable, si seulement si cette initiative catholique n’avait été que congolaise. En vérité, elle est aussi instrumentalisée par le même maître dont elle dispute les faveurs avec les Museveni-Kagamé.

Après tout, bien que rien n’est encore perdu, parce que des Congolais y travaillent, Le 20 janvier 2017 s’achève. Le maître seul a joué et a gagné contre un certain amateurisme de la part de quelques apprentis sorciers qui se recrutent tous dans son camp. Après cette date, l’élite anglo-saxonne est restée et demeure la seule carte maitresse du Congo. Et comme hier, c’est à elle que revient les derniers mots et morts au Congo-Kinshasa. Et ceci a le malheur de survenir 56 ans après l’assassinat de Patrice Lumumba. 56 ans, combien de générations de congolais se sont succédées ? Elles n’auraient toujours rien compris ou saisis. J’invite la jeunesse de mon pays de rêver grand, d’exiger grand d’abord à elle et par la suite à l’histoire. Elle a l’obligation de la différence et de la réussite. Je n’ai cessé de dire, et je le souligne encore, que l’avenir s’invente, la lutte aussi.

Dans l’entretemps, la comédie congolaise se poursuit avec d’autres actes.
Comment allons-nous négocier le virage? Le clan Museveni-Kagamé va se battre et ce serait puéril de rêver le contraire.

Likambo ya mabele

Mufoncol Tshiyoyo, de « Génération Lumumba ».

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